• Ô cage!

    Ô cage !

     

    Ô cage ! Ô ces barreaux ! Ô quelle vilénie !

    Qu’ai-je donc accompli pour tant d’acrimonie ?

    Je ne suis qu’un oiseau paisible et innocent,

    Me voici en prison à peine adolescent.

     

    Mon chant mélodieux qui ravit et enivre,

    Ce chant qui me permet dans ce lieu de survivre,

    Tant de fois écouté dans ma grande forêt,

    Entre ces quatre murs n’a plus aucun attrait.

     

    Ô cruel souvenir de ma gloire perdue,

    De cette liberté bien longtemps défendue,

    Au diable ces humains, ces êtres sans honneur,

    Qui un jour de printemps ont brisé mon bonheur.

     

    Pourquoi me condamner à vivre l’esclavage,

    Pour avoir le plaisir d’entendre mon ramage,

    J’étais encor meilleur dans mon pays natal,

    Sous les rayons ardents du soleil tropical.

     

    Retrouverais-je un jour la jungle de l’Afrique,

    Loin de cet horizon désuet, archaïque,

    De cet appartement qui sent le bois ciré,

    Loin de ce papier peint affreux, décoloré.

     

    Je ne sais plus voler maintenant je sautille,

    De perchoir en perchoir aux barreaux de la grille,

    Je n’ai aucun ressort, je suis devenu mou,

    Qui viendra me sauver en me tordant le cou.

     

     


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